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Si le motoculteur classique est capable d'utiliser d'autres outils que les fraises, il s'agit alors d'outils simples comme les socs, les butoirs etc. La particularité du motoculteur multifonction est d'entraîner des accessoires actifs grâce à la motorisation du motoculteur.

Un motoculteur qui fait aussi faucheuse, débroussailleuse, déneigeuse et bien d'autres choses encore, c'est la polyvalence du motoculteur multifonction. Explications.

Qu'est ce qu'un motoculteur multifonction ?

Le motoculteur multifonction se compose de :

  • La cellule motrice : c'est le bloc moteur porte-outils qui emporte la motorisation, la propulsion, le guidon et une prise de force sur laquelle sont raccordés les outils.
  • Des outils variés : notamment des accessoires qui ont besoin d'un entraînement afin d'être actifs en plus de ceux qui sont passifs comme des butoirs, des arracheuses de pommes de terre, etc. qui ne nécessitent qu'un déplacement de la machine pour travailler.

Choisir la cellule motrice du motoculteur multifonction

C'est la base active de la machine, la partie la plus onéreuse, celle qui réclame le plus d'entretien et dont dépendent le nombre et la variété des outils adaptables.

Le choix de la cellule motrice détermine la maniabilité, la puissance, la longévité et la polyvalence de la machine, c'est pourquoi ses critères doivent être soigneusement étudiés avant l'achat.

Concernant le moteur :

  • Il est toujours thermique à 4 temps à essence pour les machines de puissance moyenne ou diesel pour des puissances importantes.
  • Le plus souvent monocylindre refroidi par air et parfois par eau pour les usages intensifs.
  • La cylindrée du moteur détermine la puissance de la machine tant en traction qu'en force transmise à l'outil. Les petites machines ont une cylindrée à partir de 150 cm³ en essence jusqu'à plus de 500 cm³ en diesel.
  • À partir d'une certaine cylindrée, le démarrage manuel par lanceur n'est plus possible et il faut opter pour un démarrage électrique bien plus confortable mais qui a pour inconvénient d'ajouter des pièces (batterie, démarreur…) donc de l'entretien, de l'encombrement et du poids.

Pour la transmission :

  • La cellule motrice doit être équipée d'une transmission pour les roues de propulsion et d'une autre transmission pour la prise de force.
  • À minima, la transmission à embrayage aux roues motrices doit proposer deux vitesses en marche avant et une en marche arrière. Les machines les plus élaborées disposent de quatre vitesses en avant et deux en arrière.
  • Cette transmission est généralement par courroie et boîte de vitesses à sec ou à bain d'huile voire hydrostatique pour les engins plus évolués.
  • La transmission à la prise de force doit pouvoir être débrayée et éventuellement posséder plusieurs vitesses de rotation selon les outils à entraîner.

Le guidon :

  • Il doit être réversible afin de pouvoir faire travailler le motoculteur en marche avant avec la prise de force vers l'arrière (pour les fraises, le chisel etc.) aussi bien qu'en marche arrière avec la prise de force vers l'avant (pour la débroussailleuse, la faucheuse, le balai etc.).
  • L'embrayage et le réglage doivent se faire au guidon aussi bien pour les vitesses et le sens de propulsion que pour l'embrayage de la prise de force.
  • La sécurité 'homme mort' est obligatoire afin de limiter les accidents.

Les roues : les motoculteurs multifonction les plus polyvalents doivent pouvoir être équipés de différents diamètres de jeux de roues (petites, grandes, lests pour roue, roues acier…) afin de pouvoir s'adapter à toutes les missions sur tous les sols.

Quels accessoires pour la cellule motrice ?

C'est d'après la marque du fabricant de la cellule qu'il faudra envisager l'achat des accessoires car en règle générale, les accessoires sont facilement montés lorsqu'ils ont été conçus pour une machine et plus difficiles (voire impossible) à adapter lorsqu'ils sont construits pour une autre.

C'est en fonction des tâches à effectuer que l'on choisira les accessoires selon les domaines d'intervention :

  • Culture maraîchère et potagère : quasiment toutes les tâches agricoles peuvent être conduites par un motoculteur multifonction équipé des outils adéquats : labour avec soc ou brabant, semis, hersage à la herse, au cultivateur canadien ou chisel, binage avec fraises arrières, sarclage, buttage, arrachage des pommes de terre, etc. Ces outils travaillent généralement en traction à l'arrière du motoculteur.
  • Entretien des espaces verts : le débroussaillage et le fauchage s'effectuent à l'aide d'une tête frontale qui travaille en propulsion devant le motoculteur.
  • Déneigement : on peut équiper la plupart des motoculteurs multifonction de fraises à neige ou d'une lame chasse-neige pour déneiger de vastes espaces que l'on peut aussi finir de nettoyer au balai rotatif travaillant en frontal devant le motoculteur.
  • Divers : alors que certains motoculteurs multifonction peuvent être transformés en brouette thermique, la plupart des machines peuvent tracter une remorque souvent équipée d'un siège pour le conducteur.

Où acheter un motoculteur multifonction et à quel prix ?

Il faut comparer ce qui se fait dans les différentes marques tant en cellule qu'en accessoires pour trouver la machine la mieux adaptée à l'usage et celle qui dispose de la meilleure panoplie d'accessoires à faire évoluer.

Comparer sur Internet veut alors dire voir les gammes mais aussi se renseigner sur les prix pratiqués afin de pouvoir les négocier par la suite avec un agent agréé de la marque choisie, celui qui assurera sûrement l'entretien de la machine.

C'est la marque de la motorisation qui doit peser le plus dans la décision d'achat. Choisir un motoriste reconnu (exemples : Briggs & Straton, Ferrari, Güde, Honda, Staub…) est un indice de fiabilité et d'approvisionnement en pièces détachées. Certains des constructeurs cités poussent la garantie du moteur à 3 ans !

Plus d'informations sur les motoculteurs et la motoculture :

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